LEGO

en sucre

LEGO aurait produit près de 400 milliards de briques depuis son invention en 1958 et en aurait vendu 75 milliards en 2016. Quand on sait que 40 milliards de briques emboîtées les unes sur les autres permettraient de connecter la Terre à la Lune, on se dit que ça en fait des briques. Des briques plastiques, s’entend. Alors forcément, en ce début de 21e siècle, ça pose question.

Au point que le Groupe s’est fixé l’horizon 2030 pour trouver une alternative au procédé issu de la pétrochimie utilisé dans l’écrasante majorité de ses briques. Les choses sont bien engagées puisque la marque a lancé dès l’année dernière des « éléments botaniques » (plantes, sapins, etc.) produits à partir de canne à sucre. Le petit souci, c’est que ce plastique d’origine végétale n’est pas aussi résistant que celui provenant de la pétrochimie et qu’il ne répond donc pas encore aux critères de qualité des briques (98% du plastique produit). Le mantra de l’entreprise « Only the best is good enough » viendra-t-il se heurter à ses objectifs RSE ?

L’ÉCR
AN NOIR

DE NOS NUITS BLANCHES

Quelle est, selon Reed Hastings – le cofondateur et PDG de Netflix – la plus grande menace pesant sur son entreprise ? S’agirait-il de Disney qui compte retirer tous ses contenus de sa plateforme d’ici la fin de l’année et démarrer son propre service de SVoD ? Ou d’Apple dont d’aucuns prévoient l’entrée sur le marché des contenus vidéo dès le mois d’avril ? Arrêtez, vous n’y êtes pas du tout. Car Reed est intimement convaincu que son plus grand concurrent, celui qui menace de ternir la valeur de l’action en bourse, c’est le sommeil. Et oui, celui-là même qui empêche ses clients de s’enquiller un épisode de plus ou d’essayer le pilote d’un nouveau Netflix Originals parce qu’il est tout de même 2h du mat et qu’il faut bien aller bosser le lendemain.

Car Netflix, tout comme les réseaux sociaux dont il a emprunté les codes, s’inscrit dans une logique de flux. Un flux ininterrompu de contenus vidéo qui nous incite à rester l’œil rivé sur l’écran pour recevoir notre dose d’entertainment. « Allez, un dernier avant d’aller se coucher », comme dirait ma femme. D’épisode en épisode, de premiere en finale et d’une série à une autre, Netflix nous plonge dans un océan de contenus qui ne semble pas avoir plus de limites que les poches de ses investisseurs (plus de 82 films et 700 séries diffusées en 2018 qui auront coûté la modique somme de 12 milliards de dollars).

Le binge watching toucherait 70 % des Américains (90 % des milléniaux) pour une moyenne de 5 épisodes par session. Pire que ça, les usagers de la plateforme pratiqueraient désormais le binge racing qui consiste à regarder une saison entière le jour même de sa mise en ligne avant d’aller s’en vanter et d’échanger sur les forums. Loin d’être marginal, ce « sport » comme se plaît à l’appeler Netflix concernerait 8,4 millions d’adhérents (soit 7 % de sa base clients). Moins de sommeil, moins de sport, plus de Netflix. C’est la sécu qui va être contente…

Jamais mieux servi

que par soi-même

La vie d’un responsable des réseaux sociaux n’est pas tous les jours facile. L’agence responsable du compte Twitter de Huawey a posté un message de bonne année à partir d’un… iPhone. Résultat : deux responsables de Huawey ont perdu $700 de paie mensuelle et ont été démus d’un échelon. L’un d’eux serait le ou la directeur·ice du marketing digital de l’entreprise. Ouch ! L’histoire ne dit pas ce qui est arrivé à l’agence… C’est un peu chien, surtout lorsque l’on sait que c’est arrivé à Samsung pas plus tard que le mois dernier. Et que LG avait réussi l’exploit de se moquer du bendgate concernant l’iPhone 6 Plus… à partir d’un iPhone. In twitto veritas.

Back

to the future

22 janvier 1984 : les Raiders dominent largement les Redskins quand le break publicitaire tant attendu par certains nous présente une vision dystopienne du futur où Big Brother règne en maître avant qu’une jeune femme blonde armée d’un marteau plus lourd qu’elle ne brise l’écran pour nous promettre un avenir moins morose. Apple nous assurait alors que 1984 ne serait pas comme 1984.

Fast forward jusqu’en 2018 et c’est au tour de Microsoft de nous expliquer que la reconnaissance faciale est une telle menace pour la société que le gouvernement doit intervenir pour réglementer son usage si l’on veut éviter un scénario à la Orwell. Rien à voir bien sûr avec le fait que c’est une technologie qui joue un rôle clé dans les nouveaux iPhone de la firme à la pomme. On croirait entendre Tim Cook conjurant les politiciens d’intervenir pour encadrer l’utilisation de la data de ses concitoyens, histoire de savonner la planche à ses grands rivaux.

34 ans plus tard, Microsoft se met donc à faire du Apple, Steve Jobs et Ridley Scott en moins…

ARRI
ÈRE

CASSANDRES !

Ah ! qu’il est délicat d’émettre un avis précis sur vaste un sujet flou. D’autant lorsqu’on fait des textes très courts et qu’on se paye des intros très longues ; échauffement synaptique. Prenons la question du phygital, cette contraction de physique et de digital, qui cristallise en un mot les inquiétudes des uns et les ambitions des autres. Au delà de l’expérience client c’est aussi dans la structure du marché que l’interrogation se trouve. Quand on entend qu’Amazon rachète Whole food – 460 magasins – et que, toute proportion gardée, Spartoo rachète André – 140 boutiques –, on donnerait rapidement un sens à l’histoire : l’avenir appartient au digital qui fera sa loi et son marché dans les ruines du réel. On aurait envie d’y croire non ? C’est rassurant de savoir où l’on va, tout Cassandre que l’on serait alors. Mais les ruines ça n’existe pas. Les ruines, ça n’est qu’un nouveau chantier.

ET
LES
VA
CHES

Seront bien gardées

Si certains cabinets de conseil urtiquent les agences en s’essayant à la com’, la réciproque est vraie lorsqu’il s’agit de conseil stratégique ou de transformation. Voilà un débat aussi stérile que de vouloir convertir une plante carnivore au véganisme au nom du bien-être des mouches. En réalité, les agences n’ont pas l’épaisseur, comme dirait Laurent Habib, président de l’AACC, pour accompagner les annonceurs dans sa face organisationnelle, de production de biens et de services, de management de l’innovation technologique… en résumé pour accompagner l’annonceur dans sa face hard. Donc, nous, c’est le soft en journée – et la vodka le soir. Militons alors pour plus de coopération, d’écoute et de confiance car chacun connaît son bout de gras mieux que l’un qui ne va pas sans l’autre. C’était bête à dire mais il fallait le dire.

2 bis place Saint Melaine
35000 rennes

02 99 65 42 84

Bureaux à Lyon, Paris et Brest

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