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to the future

22 janvier 1984 : les Raiders dominent largement les Redskins quand le break publicitaire tant attendu par certains nous présente une vision dystopienne du futur où Big Brother règne en maître avant qu’une jeune femme blonde armée d’un marteau plus lourd qu’elle ne brise l’écran pour nous promettre un avenir moins morose. Apple nous assurait alors que 1984 ne serait pas comme 1984.

Fast forward jusqu’en 2018 et c’est au tour de Microsoft de nous expliquer que la reconnaissance faciale est une telle menace pour la société que le gouvernement doit intervenir pour réglementer son usage si l’on veut éviter un scénario à la Orwell. Rien à voir bien sûr avec le fait que c’est une technologie qui joue un rôle clé dans les nouveaux iPhone de la firme à la pomme. On croirait entendre Tim Cook conjurant les politiciens d’intervenir pour encadrer l’utilisation de la data de ses concitoyens, histoire de savonner la planche à ses grands rivaux.

34 ans plus tard, Microsoft se met donc à faire du Apple, Steve Jobs et Ridley Scott en moins…

ARRI
ÈRE

CASSANDRES !

Ah ! qu’il est délicat d’émettre un avis précis sur vaste un sujet flou. D’autant lorsqu’on fait des textes très courts et qu’on se paye des intros très longues ; échauffement synaptique. Prenons la question du phygital, cette contraction de physique et de digital, qui cristallise en un mot les inquiétudes des uns et les ambitions des autres. Au delà de l’expérience client c’est aussi dans la structure du marché que l’interrogation se trouve. Quand on entend qu’Amazon rachète Whole food – 460 magasins – et que, toute proportion gardée, Spartoo rachète André – 140 boutiques –, on donnerait rapidement un sens à l’histoire : l’avenir appartient au digital qui fera sa loi et son marché dans les ruines du réel. On aurait envie d’y croire non ? C’est rassurant de savoir où l’on va, tout Cassandre que l’on serait alors. Mais les ruines ça n’existe pas. Les ruines, ça n’est qu’un nouveau chantier.

ET
LES
VA
CHES

Seront bien gardées

Si certains cabinets de conseil urtiquent les agences en s’essayant à la com’, la réciproque est vraie lorsqu’il s’agit de conseil stratégique ou de transformation. Voilà un débat aussi stérile que de vouloir convertir une plante carnivore au véganisme au nom du bien-être des mouches. En réalité, les agences n’ont pas l’épaisseur, comme dirait Laurent Habib, président de l’AACC, pour accompagner les annonceurs dans sa face organisationnelle, de production de biens et de services, de management de l’innovation technologique… en résumé pour accompagner l’annonceur dans sa face hard. Donc, nous, c’est le soft en journée – et la vodka le soir. Militons alors pour plus de coopération, d’écoute et de confiance car chacun connaît son bout de gras mieux que l’un qui ne va pas sans l’autre. C’était bête à dire mais il fallait le dire.

Pou
ce

Faites une pause

Aujourd’hui, un adulte scrolle 90 mètres de contenus par jour. En fin de compte, le maître des mètres est celui qui saura faire s’arrêter l’attention du consommateur sur l’essentiel. Il ne nous reste plus maintenant qu’à déterminer le contenu de l’essentiel… On se voit quand pour le brief ?

N°1… ou pas

BALLON AU CENTRE

Peut-être parce que je travaille sur le marché vigne d’un de nos clients, ou peut-être parce que mon patriotisme se durcit lorsqu’il s’agit des arts de la table, toujours est-il que j’étais persuadé qu’en termes de production de vin, la France était championne du monde. Nenni-da ! “Écoute bien ça, me dis-je, stupéfait, en découvrant le pot aux rosés, que nos 43,5 millions d’hectolitres ne sont que deuxièmes, un bon poil derrière l’Italie et ses 50,9 millions d’hectolitres ; s’ensuivent l’Espagne (39,3) et les USA (23,9).” Une déconvenue, certes, mais consolons-nous ! Tout numero uno qu’ils soient, les Italiens ne sont pas qualifiés pour le mondial de foot, l’autre histoire de ballon, ce qui nous laisse encore un espoir de finir premier.

Mar
quise

Tout va très bien

Allez, un chiffre et une citation et on dit que j’aurai fait mon taf.
328,1 Mds$ de dividendes versés aux actionnaires dans le monde au Q3 2017 ; +14,5% vs Q3 2016 soit le plus haut niveau jamais atteint pour un Q3. “C’est l’histoire d’une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… Le problème ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.”
La Haine – Hubert. Ou l’argent d’Hubert.

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