ET
LES
VA
CHES

Seront bien gardées

Si certains cabinets de conseil urtiquent les agences en s’essayant à la com’, la réciproque est vraie lorsqu’il s’agit de conseil stratégique ou de transformation. Voilà un débat aussi stérile que de vouloir convertir une plante carnivore au véganisme au nom du bien-être des mouches. En réalité, les agences n’ont pas l’épaisseur, comme dirait Laurent Habib, président de l’AACC, pour accompagner les annonceurs dans sa face organisationnelle, de production de biens et de services, de management de l’innovation technologique… en résumé pour accompagner l’annonceur dans sa face hard. Donc, nous, c’est le soft en journée – et la vodka le soir. Militons alors pour plus de coopération, d’écoute et de confiance car chacun connaît son bout de gras mieux que l’un qui ne va pas sans l’autre. C’était bête à dire mais il fallait le dire.

Pou
ce

Faites une pause

Aujourd’hui, un adulte scrolle 90 mètres de contenus par jour. En fin de compte, le maître des mètres est celui qui saura faire s’arrêter l’attention du consommateur sur l’essentiel. Il ne nous reste plus maintenant qu’à déterminer le contenu de l’essentiel… On se voit quand pour le brief ?

N°1… ou pas

BALLON AU CENTRE

Peut-être parce que je travaille sur le marché vigne d’un de nos clients, ou peut-être parce que mon patriotisme se durcit lorsqu’il s’agit des arts de la table, toujours est-il que j’étais persuadé qu’en termes de production de vin, la France était championne du monde. Nenni-da ! “Écoute bien ça, me dis-je, stupéfait, en découvrant le pot aux rosés, que nos 43,5 millions d’hectolitres ne sont que deuxièmes, un bon poil derrière l’Italie et ses 50,9 millions d’hectolitres ; s’ensuivent l’Espagne (39,3) et les USA (23,9).” Une déconvenue, certes, mais consolons-nous ! Tout numero uno qu’ils soient, les Italiens ne sont pas qualifiés pour le mondial de foot, l’autre histoire de ballon, ce qui nous laisse encore un espoir de finir premier.

Mar
quise

Tout va très bien

Allez, un chiffre et une citation et on dit que j’aurai fait mon taf.
328,1 Mds$ de dividendes versés aux actionnaires dans le monde au Q3 2017 ; +14,5% vs Q3 2016 soit le plus haut niveau jamais atteint pour un Q3. “C’est l’histoire d’une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… Le problème ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.”
La Haine – Hubert. Ou l’argent d’Hubert.

Mar
ques éthi
ques

Ou mercatique ?

Si vous étiez à Cannes le mois dernier, vous avez forcément cherché à profiter au maximum de vos quelques centimètres carrés de plage conquis de haute lutte. Et donc vous n’avez pas pu assister à la traditionnelle remise annuelle des Lions. N’ayez crainte, nous non plus. Mais comme Rennes a la fibre (si, si), on s’est jeté a posteriori sur les études de cas vidéos des gagnants. Et ça nous a fait tout chaud au cœur de voir que sur 23 grands prix, le jury a récompensé 13 projets « éthiques ». Et oui, plus de la moitié des grands prix cette année est constituée de projets qui rendent le monde meilleur !

Quand un réseau de boutiques fait grimper le taux de participation aux élections américaines dans les quartiers pauvres. Quand la statue d’une petite fille défie le monde hypermasculin de la finance… Quand Whirlpool fait baisser l’absentéisme des écoliers américains… Quand les fusils sont détruits puis transformés en métal pour l’industrie… Quand une agence de pub crée l’identité d’une nouvelle nation pour les réfugiés du monde entier… On se dit qu’il y a de l’espoir.

Bien sûr, on n’oublie pas qu’il s’agit des Lions et que ce genre de palmarès n’est pas forcément représentatif du marché. On n’oublie pas non plus que tous les contextes ne se prêtent pas à des opérations à caractère éthique aussi ambitieuses. Mais on remarque tout de même que lorsqu’un annonceur cherche à améliorer le monde qui l’entoure, il en récolte les fruits. Et que les retombées presse valent bien, dans ces cas-là, mille campagnes de pub. Qu’on la regarde de Cannes, de Rennes, de New York ou de Sao Polo, la « pub » a fait bien du chemin. To be continued…

Brandless

Brand is dead

« Nous avons été conditionnés à penser qu’en achetant une marque, on achète des produits de meilleure qualité. En fait, c’est rarement le cas. ». C’est avec cette phrase que le distributeur en ligne Brandless débute son manifeste. Pour ce distributeur d’un genre nouveau, les marques imposent une taxe d’au moins 40% qui ne correspond à aucun critère de qualité objectif. Supprimons les marques et on gagnera tous en pouvoir d’achat. Et puis au-delà du prix, c’est bien connu, les marques mettent tout un tas de trucs douteux dans leurs produits dont on se passerait volontiers.

C’est vrai quoi, est-ce qu’on ne serait pas mieux dans un monde sans marques ? Un monde où l’on ne paierait pas les publicitaires à nous raconter de jolies histoires sans substance ? Un monde sans les petites phrases d’Innocent sur le packaging ? Un monde où tout ce qu’on demande à du jus d’orange ou à du muesli, c’est d’être nourrissant, sain et goûteux ? Mais il y a juste un hic dans cette affaire : comment savoir ce qui se cache derrière un produit sans marque ? Comment savoir s’il a été produit de manière responsable ou s’il est vraiment bon pour ma santé ? C’est bien simple, il faut s’en remettre à Brandless qui garantit, via son processus de sélection rigoureux, des produits de qualité, bons pour nous, bons pour la planète, bons pour la société. S’en remettre à la non-marque qui n’est au final qu’une marque de plus qui aimerait bien remplacer toutes les autres.

2 bis place Saint Melaine
35000 rennes

02 99 65 42 84

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